ENTRE

Par CORALIE DOUCET-CÔTÉ

j’ai mis dans tes mains une porte assez large pour nous deux
pour qu’elle ouvre les bras
notre demain

 

 

 

 
bocal air de ouate
ton bourgeon ajourné transpire
les promesses scellées
misères en sourdine
tu peines
à prendre souffle

 

*

certains prennent une débarbouillette pour ouvrir leur matin
se prennent les mains pour implorer l’interligne            un jour avant l’hier
dans l’attente
c’est à cache-cache sous la jupe des yeux fermés

 

 

 

 
nager dans
une mer sans reflets
avaler les chimères
la prescription du rivage
ton bac à songes qui s’étouffe

 

*

place prise sans enterrer
un courant d’air
errer dans la mémoire qui recule
devant un automne emmuré
fenêtres aveugles

 

 

 

 

 
ton soir s’est perdu entre deux trains
a rencontré l’abysse les yeux ouverts
sous un drap rêveur
ta forme a fondu              une horloge impatiente
en une flaque de plomb
jusqu’au lendemain
pour que tu te relèves

 

*

demi-lunes en négatifs sur un portrait troué
ses mains assouplissent la nuit
saisir les ombres blanches pour
exécuter suture
nettoyant la chorégraphie
à jamais rompre le fil
avant que la prochaine date reprenne les chevilles sous draps

 

 

 

 
demain pointe notre porte
sur des tableaux vernis jaune
te distribue des fiches signalétiques
celles d’un nom à enfiler

                                    *

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